Dear Esther : retour sur le jeu, mon avis

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Sorti sur la plate-forme Microsoft Windows (steam), Linux et OS X en février 2012, Dear Esther est un jeu développé par un studio indépendant The Chinese Room. Il fait l’objet également d’un portage sur les consoles PS4 et Xbox One. Il s’agit d’un jeu narratif à la première personne qui défile l’aventure d’un explorateur égaré sur une île britannique, ambulant sans objectif précis, mais apparemment pour fouiller sur son passé. Il consiste à parcourir un chemin sur l’île, composé parfois d’un ou de deux embranchements. Plus on avance, plus le joueur va comprendre les morceaux d’une histoire totalement cryptique. Mais qu’est-ce qui est de si mystérieux à découvrir sur l’île ?

En fait, la fameuse île se trouve en Ecosse, dans l’Atlantique, et c’est là où commence l’aventure. L’endroit est vraiment sinistre, une lumière maussade travers difficilement les nuées. Mis à part les bruits du vent qui souffle et du ressac, il n’y pas la moindre résonance sonore, même un cri d’un insecte. Le lieu est entièrement désertique.

Pour explorer l’île, qui semble vraiment étrange, le passé du héros se divulgue par les pensées du narrateur. Et on reste là. Aucun combat, aucune énigme, ni de séquence de plate-forme, il suffit juste de contourner l’île en écoutant le personnage raconter l’histoire.

Le seul mouvement qu’on puisse faire c’est de longer le chemin balisé à outrance. Les sentiers sur l’île sont vraiment escarpés. Seul un passage très étroit entre des rochers est accessible. Au travers de la lande, il n’est pas possible de traverser également grâce à la présence de deux rondins de bois.

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Avis et critique du jeu

Dear Esther était un jeu d’exploration à la première personne au narratif très évolué. Le design artificiel du level est très remarquable, mais il manque de possibilité d’interactions. Par ailleurs, le passage dans les grottes est extraordinaire, en donnant l’opportunité de traverser les paysages diversifiés de l’île, d’une beauté sauvage captivante.

Au niveau graphisme, c’est un véritable œuvre d’art surtout ce fameux couloir aux grottes et les parties de végétation. Mais du côté du gameplay, la restriction des mouvements et des déplacements est parfois irrationnelle et insuffisante, comme l’absence de sauts ou l’incapacité de courir face aux nombreux obstacles sur l’île. Une apologie de l’absence ! Le jeu manque de mécanisme ludique. Quant à la durée de vie, le jeu se boucle en seulement 1h30 maximum. Pour élucider les mystères fourrés dans le jeu, mieux vaut recourir l’Internet, il n’y a pas assez de temps pour interpréter toute l’histoire. Pour la bande sonore, le monologue du narrateur est parfait mais l’ambiance musicale avec un mélange de son de piano et de violon est très ennuyeuse.

Dear Esther évoque quand même des scénarios très intéressants si l’on ne parle que l’histoire. Cette dernière est très convaincante. Cependant, le titre risque de ne pas attirer les joueurs.

Bref, si l’on évalue ce jeu du côté de l’environnement visuel et acoustique, la réussite est sûre et l’histoire est très originale. Sinon, le reste s’annonce vraiment catastrophique et l’aventure est trop courte.

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